je veux voir le Monde
-------en--e-n-t-i-e-r
-------en--e-n-t-i-e-r
Sur la photo c'est mon père qui casse le vent à Nice, en France. Le même père qui me traine partout avec lui, partout sur la terre. Je l'aime. Aussi le même père, qui va jouer aux quilles déguisé en teletubbies, posez pas de question, il avait le costume complet. Mon père est fou. J'espère qu'il m'a transmis le gène de la follerie. Mon père, c'est la définition du mot : modèle-à-suivre-dans-la-vie.
C'est à 12jours du départ pour la France
que j'me promène sur les fichiers photos de mes parents
essayant de trouver des photos de Paris et des autres villes qu'ils ont visité
c'est en tombant finalement sur leurs photos que j'me suis dit
pourquoi le 30juillet arrive pas plus rapidement
j'ai tellement hâte de me perdre à Paris
de voir ces tonnes de Français parler tout bonnement à côté de moi
avec leur accent des plus comique
les choses banales parisiennes qui m'apparaîtrons comme dans mon imaginaire
de voir ce qu'il y a de l'autre côté de l'océan si grand
d'enfin voir une des plus belles choses que la terre a à nous offrir . . . la diversité des cultures
Assise, ou plutot évachée, sur la banquette arrière de la van avec ma soeur à mes côtés, on a roulé et roulé et puis encore roulé. La route fini pas. Les pneus vont s'user bien avant notre arrivée! C'est des arbres qui s'alignent l'un après l'autre sur le bord de la route jusqu'à l'infini. Quand on est chanceux c'est des lampadères, des cabanes malpropres qu'on apelle aussi: halte-routières, des animaux morts pour ajouter à la mornitude de la route. Malgré les vitres teintées, le soleil nous heurtent la peau a nous empêcher tout sommeil possible. La route est longue. Puis une voix surgissant de l'arrière de la voiture qui enterre la chanson de Bryan Adams: "On arrive-tu bientôt la la? Chu tanné!" Aha! Merci à mes parents, d'avoir su me répondre en me disant qu'il nous en restant pour moins d'une heure. Probablement trop naïveet trop jeune pour remarquer qu'on avait même pas encore franchie la frontière, je les croyais. 4heures plus tard. On roulait sur la même route. Y'avait seulement les noms de villes qui changeaient, et ce, jusqu'à notre destination. J'remercie mes parents de m'avoir fait patienter toutes ces heures, tout ces jours d'automobile. Vous m'avez fait découvrir un grand pays qu'est les États-Unis. Sans parler les heures d'attentes à l'aéroport certianement encore moins plaisante que les milliers de kilomètres parcourus en automobile. J'vous adore pour m'avoir fait vivre des heures d'attente insurmontables. Puisque arrivée à destination, je n'aurais échangée pour rien au monde, la beauté que mes yeux pouvaient comtempler. Des paysages qui ne peuvent que se voir à travers un écran de télévision 20pouces. Un monde nouveau

